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Immuniser ou démolir : les sinistrés du printemps dernier à Baie-Saint-Paul tourmentés
Les coûts d’immunisation et de remise en état du gîte le Clocheton, estimés à plus d’un million de dollars, entraînent l’accord de la Ville de Baie-Saint-Paul pour la démolition du bâtiment à haute valeur patrimoniale.
Lydia Duchesne - Initiative de journalisme local
Après neuf mois d’études et de tentatives de sauvetage du bâtiment inondé le 1er mai 2023, la propriétaire du 50 rue Saint-Joseph peut enfin passer à autre chose.
« Il y a eu des documents supplémentaires, il y a eu des analyses qui ont été faites, il y a eu un carnet de santé, une architecte est venue sur les lieux. Je crois qu’on s’est donné différentes possibilités. On a essayé plein de choses », indique le maire Michaël Pilote, soucieux de prendre la meilleure décision possible dans ce dossier. Toutefois, en attendant l’accord du côté de la MRC de Charlevoix, le maire se dit encore confiant qu’un acheteur potentiel puisse se manifester.
En parallèle à cette histoire, d’autres citoyens ont, pour leur part, mis leurs énergies dans l’immunisation. Un couteau à double tranchant selon Yves Giroux, un résident du quartier, qui se dit épuisé par les démarches et qui dénonce la perte de soutien au fil des procédures.
L'aide financière couvrant 90% des dommages constatés après le sinistre ne prend toutefois pas en compte les dommages supplémentaires engendrés par la levée de la maison pour l’immuniser. Des coûts supplémentaires importants qui s’ajoutent au fardeau de M. Giroux.
« Je viens ici vous parler parce qu’on se sent un peu abandonnés » déclare-t-il, visiblement ébranlé par la situation.
Sa crainte est que leur expérience décourage d’autres sinistrés de faire les mêmes démarches et que le quartier en vienne finalement à disparaître petit à petit.
« On se fait un peu donner la conviction qu’on s’en allait dans le bon sens en essayant de sauver notre maison », explique-t-il, avant d’ajouter que ses démarches conditionnelles à l’aide financière de la sécurité publique impliquent aussi, qu’advenant une autre inondation, les résidents ne pourraient pas recevoir du soutient financier à nouveau.
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