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Le premier centre de recherche sur la canneberge au Québec inauguré pendant le congrès nord-américain
Le premier Centre de Recherche et d’Innovation sur la Canneberge au Québec a été inauguré ce 25 mars 2024 au Lac-Beauport, pendant le Congrès bisannuel nord-américain de la canneberge. Le Centre situé à Notre-Dame-de-Lourdes, au Centre-du-Québec, poursuit des recherches pour faire face aux changements climatiques, pour combattre les insectes ravageurs sans pesticides et pour favoriser la fertilisation des plantes de canneberge par les mouches.
TVCÉ – Initiative de journalisme local
Des producteurs et productrices de canneberges du Canada et des États-Unis ont été témoins du lancement du premier centre de recherche sur la canneberge au Québec.
« On était la seule région productrice de canneberge en Amérique du Nord qui n’avait pas de centre de recherche […]. Et on est le deuxième producteur mondial. Donc, on avait un petit retard en termes de recherche », indique le directeur scientifique et général de ce tout nouveau Centre de recherche sur la canneberge au Québec, Didier Labarre.
Le Centre de recherche et d’innovation sur la canneberge a été créé à la demande des producteurs du Québec, grâce au mandat de l’Association des producteurs de canneberges du Québec et le Club environnemental et technique Atocas Québec. La première organisation représente les intérêts des producteurs en général, alors la deuxième organisation s’occupe de contribuer au développement durable du secteur de la canneberge par la recherche et l’innovation scientifique.
« Cette année c’est à peu près 45% du budget qui est couvert par l’association, qui provient directement des producteurs via leur membership à l’Association. Sinon, le reste du financement vient des fonds publics », ajoute monsieur Labarre.
Les projets de recherche
Les changements climatiques sont à la base de la plupart des projets de recherche dans le domaine. « Les défis principaux, ça va être l’adaptation aux changements climatiques. On est une industrie qui est bien positionnée pour s’adapter aux changements climatiques. Mais la recherche est toujours nécessaire », reconnait le président de l’Association des producteurs de canneberge du Québec, Vincent Godin.
Les recherches courantes de l’organisation ciblent les insectes, les ravageurs de plantes et des canneberges, la réduction de l’usage de pesticides et l’hydrologie pour la production de canneberge. La canneberge a besoin d’un sol bien hydraté et elle tolère le froid intense propre du Québec.
« On utilise les excréments des mouches pour faire la fertilisation de la canneberge plutôt qu’utiliser des ingrédients de synthèse », explique le directeur de recherche, Didier Labarre, à propos de l’une des techniques pour éviter l’introduction des produits chimiques dans la nature et améliorer la production de canneberge.
Le Centre de recherche et d’innovation sur la canneberge au Québec a aussi un projet avancé qui essaie de remplacer les pesticides pour combattre les insectes ravageurs, par une technique de confusion sexuelle. En saturant l’environnement des phéromones sexuelles, le messager chimique que les femelles utilisent pour attirer les mâles, les mâles ne savent pas où chercher les femelles, réduisant les accouplements et la population des ravageurs de canneberge.
« On vient de saturer l'environnement de ce messager chimique là, ce qui fait en sorte que les mâles ne peuvent pas retrouver les femelles, donc pas s'accoupler, ce qui fait en sorte qu’on peut diminuer les populations des insectes ravageurs », ajoute monsieur Labarre. Cette technique n’est pas encore homologuée par Santé Canada. Mais la recherche permettra d’augmenter les données pour une éventuelle homologation de la technique dans les années à venir.
D'autres techniques sont aussi utilisées contre les ravageurs, comme l’infection avec des parasites qui vont tuer les insectes, pour protéger les canneberges.
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